Keane – a bad dream
.....Je venais de sortir d'une séance photo pour les besoins d'un magasine, un peu fatiguée. Il faut dire que depuis quelques temps j'enchaînais séances sur séances. Mais pour une fois, on m'avait laissé mon après-midi de libre, je pouvais enfin respirer un peu. Tout d'abord comme mon ventre criait famine depuis des lustres, je décida d'aller manger quelque chose au petit snack du coin, un sandwich fera l'affaire. En attendant d'y arriver, commençons par le commencement : je m'appelle April Hawkeye, 18 ans, mannequin de mon état. Je suis d'origine anglo-russe mais je suis en Allemagne depuis 2 ans, j'ai mon tempérament bien à moi, je suis un peu plus grande que la moyenne (1m74), cheveux bouclés noirs, yeux bleus, mince, belle (je pourrais dire que la photo au-dessus est mon portrait craché) et je peux même rajouter que je suis intelligente. Bref, je ne vais pas faire la modeste, j'ai tout pour moi. De ce côté-là tout du moins parce que d'un autre côté, la vie ne m'a pas gâtée. Ma mère est morte quand j'avais 6 ans, j'étais petite et il ne me reste que des souvenirs partiels d'elle, c'est d'elle que je tiens mon origine russe et on m'a souvent répéter que je ressemble énormément à ma mère quand elle avait mon âge. Mon père, quant à lui, est anglais. Je n'ai jamais été très proche de lui surtout après le décès de ma mère, il ne s'occupait plus vraiment de moi, il continuait à vivre, oui, mais avec un fantôme, je n'existais plus à ses yeux. Et malgré mes efforts, je n'étais pas parvenue à le faire revenir à la réalité. Mon oncle m'avait alors pris sous son aile à mes 8 ans, voyant que son beau-frère ne s'occupait plus de moi. Et voilà, maintenant, j'ai ma majorité et je suis en âge d'être capable de me prendre en charge si l'on en croit la loi. Assez parlé de moi et revenons à ce qui m'intéresse, mon sandwich !
J'entra donc dans le snack, il n'y avait pas beaucoup de monde, pas étonnant à 2h30 de l'après-midi. Je lus la pancarte où était inscrit tout ce qui était disponible. Un cheeseburger me tentait bien pourtant la petite voix de ma conscience me soufflait que je ne devrai pas, que les cheeseburger et le mannequinat ne font pas bon ménage. Tant pis pour ma conscience, tout le monde à le droit à un petit extra. Je commanda un cheeseburger et alla m'installer à une table en attendant de pouvoir avaler mon petit dîner bien gras.
Après avoir fini de m'empiffrer comme une affamée, je m'apprêtais à retourner chez moi pour me reposer quand mon portable se mit à sonner
- allo repondis-je
- bonjour miss ! Comment ça va ? me réponda une voix à l'autre bout du fil
- salut Anna, ça va pas mal et toi ?
- tout baigne. Dis, je peux te demander un service ?
- oui, je t'écoute
- tu pourrais aller m'acheter de la panade ? Je te rembourserais
- de la panade ? euh oui, t'as de la chance que je suis juste en face du supermarché mais qu'est-ce que tu vas foutre avec de la panade ? T'es retournée en enfance et tu me l'as pas dit ?
- nan nan nan, je suis coincée avec le petit monstre de ma s½ur
- comment tu l'appelle, pauvre gosse !
- viens faire la baby-sitter à ma place et tu verras !
- non, non, ça ira. Donc de la panade et c'est tout ?
- c'est tout
- tu es chez ta s½ur ou chez toi ?
- chez moi
- ok, je te ramène ça dans peu de temps
- merci tu me rends service, cette chose n'arrête pas de me dégueuler dessus à longueur de journée et de crier pour réclamer sa bouffe
- t'avais qu'à pas accepter de faire la nounou
- ouais mais c'est bien payer
- allez à tout de suite, bonne chance avec le bambin
- il m'en faudra de la chance
- bye
Je raccrocha. Anna et moi on se connaissait depuis le lycée, c'était une de mes très chère confidente et ma seule vraie amie. On avait fait les 400 coups au bahut, les profs nous craignaient à force. J'avais que des bons souvenirs et je savais que je pouvais compter sur elle quelque soit la situation. J'entra dans le supermarché qui était au coin de la rue, la tête dans mes souvenirs de lycée. Seul dieu savait à ce moment-là à quel point j'allais regretter d'avoir été dans celui-là. Le supermarché en question était pas supergrand contrairement à ce que disait son nom. C'était le genre de magasin qu'on pourrait trouver dans les villages, assez paradoxal puisqu'on se trouvait en pleine ville. Ce qui m'avait étonné aussi c'est qu'il n'y avait pas beaucoup de monde pourtant les magasins en ville sont généralement bondés quelque soit l'heure. Bah, après tout ça faisait un peu de repos pour la pauvre vendeuse. Après cette brève réflexion inutile, je me mit à chercher les panades. Où est-ce qu'ils pouvaient bien les ranger. Ne trouvant pas, je m'informa auprès d'une femme enceinte jusqu'au cou qui m'indiqua gentiment le rayon, je la remercia, alla prendre cette foutue panade et me dirigea vers la caisse. Plus vite je l'apporterai au petit monstre, plus vite je serai chez moi. Entre temps un homme était entré, quoi de plus normal dans un magasin par contre ce qui était un peu moins normal c'était qu'il avait sorti un flingue qu'il venait de pointer sur la vendeuse.
- que tout le monde se dirige vers la caisse et s'agenouillent les mains sur la tête, ceci n'est pas un hold-up ! dit l'homme très sûr de lui.
Quoi ? "ceci n'est pas un hold-up" ? Ce type se fout de nous ? !
Pendant que les personnes présentes paniquées à la vue du revolver allaient vers la caisse en se demandant ce qu'il se passait, je restais plantée là où j'étais me demandant si c'était une blague, une caméra caché ou quelque chose dans le genre. L'homme m'aperçut et me lança un regard noir.
- et toi ! J'ai dit tout le monde à la caisse ! T'es sourde ? Allez grouille-toi ! lança -t-il dans ma direction
Son revolver était désormais pointé sur moi, n'ayant pas d'autre choix, j'étais allée rejoindre les autres les mains sur la tête. Je commençais à me dire que ça ressemblait de moins en moins à une plaisanterie.
- vous allez m'écouter très attentivement, commença –t-il. Faites ce que je vous dis et il n'y aura pas trop de casse. Vous allez tous sortir par l'arrière du magasin, dans la ruelle et monter gentiment dans la camionnette qui s'y trouve. Pour ceux qui n'avaient pas encore deviné, c'est une prise d'otages. N'espérez pas prévenir la police, de toute façon celui ou celle qui le fera sera retrouver et massacrer. Ah oui ! Une dernière chose : toute tentative d'évasion se fera payer très chère et comme vous êtes nombreux, un de moins à surveiller ça m'arrange, alors je vous conseille vivement de vous tenir à carreaux. Allez en avant les morpions !
J'avais du mal à assimiler ce que je venais d'entendre, j'étais venue pour chercher de la panade et je me retrouvais dans une prise d'otages. En attendant, il n'y avait qu'une chose possible, faire ce qu'il avait dit, il n'y avait pas d'autre choix. Tenter de s'échapper ici était impossible. Il nous avait regrouper et nous suivait de très près, toujours le revolver à la main.
En sortant du magasin, il y avait effectivement une camionnette qui nous attendait, non pas noire aux vitres teintées comme on pourrait l'imaginer mais une simple camionnette blanche tout ce qui a de plus normal. On entra à l'arrière de celle-ci. Quand on fut tous à l'intérieur, il referma les portes et je pus distinguer très nettement le bruit du moteur quelques secondes plus tard. À l'intérieur, il faisait très sombre et j'avais du mal à voir les personnes autour de moi. Je pouvais juste sentir qu'on était très serré là-dedans. Durant tout le trajet, le silence régnait en maître, personne n'osait dire quoi que ce soit, sans doute de peur de découvrir que ce n'était pas un cauchemar. Après quelques heures de route, peut-être plus peut-être moins je ne savais plus trop, la camionnette s'arrêta enfin. On attendit quelques temps, espérant pouvoir revoir un peu de lumière mais au lieu de ça, j'entendis un bruit très faible, comme quand on dégonfle un ballon. Je me sentis soudain très fatiguée alors que jusque là, l'angoisse m'avait tenue bien éveillée. Est-ce que les autres ressentaient çà aussi ? Je ne savais pas, je ne voyais toujours rien. Mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes sans que je puisse y faire quoi que ce soit, ce fut ensuite le grand trou noir.
Et voilà fin du premier chapitre, que va-t-il se passer pour notre amie April ?
Et non les tokio hotel n'apparaissent pas tout de suite mais dans le prochain chapitre, oui
Qu'est-ce que vous en pensez ? Dites-moi ce qui vous a plu et ce qui vous déplu.
Je rappelle qu'il faut laisser un com au premier article pour être prévenu de la suite.
A propos, personne n'a trouvé le truc spécial du premier article. Allez cherchez un peu, celui qui trouve aura 10 comz sur son blog (histoire de pimenter un peu ^^)